L’Ardèche, en force au congrès !

Avec plus de 80 inscrits au congrès, les centres sociaux de l’Ardèche seront probablement l’une des plus importantes délégations départementales présentes au congrès. Comment la mobilisation a-t-elle été organisée dans ce département? Réponse avec Gérard Timbert, directeur du centre socio-culturel du Pouzin, administrateur de la Fédération de l’Ardèche et « référent congrès » sur le département.

Les 15 centres sociaux de l’Ardèche ont inscrit plus de 80 personnes au congrès. Comment cela se fait-il?

Effectivement, nous en sommes à 86 inscrits officiellement, 53 bénévoles et 33 professionnels et nous espérons atteindre une centaine (6 à 7 personnes par centre). Les enjeux sont importants au niveau de la fédération et des centres sociaux ardéchois. Nous souhaitons qu’il y ait beaucoup de participants, alors nous avons dégagé les moyens financiers nécessaires : La fédération de l’Ardèche prend en charge tous les administrateurs fédéraux inscrits et finance la venue d’un bénévole par centre, voire deux si ceux-ci sont au moins 4. Par ailleurs, nous sommes un réseau dans lequel l’information circule bien, tout le monde a été informé assez tôt et a, je crois, pris la mesure de l’évènement. Il faut dire aussi que nous avons une sensibilité particulière vis-à-vis du thème de ce congrès: Cela fait plusieurs années que nous travaillons sur le « pouvoir d’agir des habitants ». En 2008, tous les centres sociaux du département ont mené une recherche-action sur ce thème, avec l’accompagnement de Michel Séguier, dans le cadre de notre procédure collective de renouvellement de projet.

Comment définirais-tu le pouvoir d’agir des habitants?

Pour moi, il s’agit d’une conception renouvelée de la démocratie et de la citoyenneté: Comment donner du pouvoir aux habitants, les accompagner dans leurs prises de conscience et leur capacité à agir collectivement, à la fois pour une meilleure qualité de vie et pour le développement de leur territoire? Aujourd’hui, Ce qui m’interpelle le plus, c’est l’utilisation du mot « pouvoir » car le pouvoir, ce n’est pas quelque chose qui se partage facilement. Cela doit naturellement nous conduire à interroger nos relations avec nos partenaires (institutionnels et financiers), la gouvernance de nos instances associatives et les rapports avec les professionnels dont je fais partie, cela implique sans aucun doute des changements de comportements, de pratiques et d’approche du territoire. C’est un mouvement qui débute dans les centres sociaux et qui demandera certainement du temps, mais ces questions méritent d’être posées. Du coup, je pense que le congrès de Lyon constituera un bon point de départ pour le réseau, et qu’il nous permettra dans quelques années, de mesurer le chemin parcouru (ou pas)! Pour cela, Je pense que nous allons vivre un congrès plein de débats passionnants !

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Auteur :Julien Bastide (modérateur)

chargé de communication FCSF / webmestre du site www.centres-sociaux.fr.

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